Au tout début d’un après-midi, mon associée et moi étions en train de planifier quelques travaux de rénovation dans la boutique quand, soudainement, je sentis la présence d’une personne à côté de nous, si bien que je m’arrêtai de parler. Je m’entendis même dire «Quelqu’un vient de rentrer»! Sans que j’aie eu le temps de réagir, un objet déposé à ma droite se mit à «voler» par lui-même pour atterrir à quelques mètres de nous, sur le plancher. C’était comme si quelqu’un avait donné un coup violent sur l’objet.

Je me levai aussitôt de mon siège en annonçant que j’allais au second étage chercher tout ce qu’il fallait pour allumer un feu sacré.

Un feu sacré est en réalité un très bon moyen de libérer un endroit empreint ou même une personne entourée d’énergies lourdes et négatives. C’est une façon très efficace de faire du nettoyage d’énergie! Vous trouverez toutes les explications à l’intérieur du chapitre «Quelques trucs» à la fin de ce livre.

En me retournant, après avoir pris dans l’armoire du deuxième étage ce dont j’avais besoin, je «vis» un homme, là, devant moi. Il semblait grand, solide et surtout imposant (comme il avait été incinéré, je le percevais plus que je ne le voyais). Il m’annonça que sa femme arrivait à la boutique et qu’il souhaitait tant lui parler. Au même moment, j’attendis la petite sonnerie de la porte du commerce annonçant qu’une personne y entrait. J’exprimai alors au monsieur que j’allais faire de mon mieux.

Revenue à la boutique, afin d’amorcer un entretien avec elle, je m’arrêtai près de la dame qui était justement en train de choisir de l’encens. Il est plutôt délicat de commencer un échange en disant: «Ah oui, en passant, votre mari est ici et il souhaite vous parler…»!!!

J’ai développé des façons plus diplomates pour introduire le sujet (sourire).

«Vous cherchez un bon encens pour faire un peu de nettoyage autour de vous…» et je continuai en lui précisant que c’était même depuis le dimanche précédent qu’elle ressentait le besoin de faire le grand ménage… J’enchaînai avec d’autres détails, si pertinents semble-t-il, qu’elle me demanda comment cela se faisait-il que j’en sache autant sur elle!

La porte était ouverte, à moi d’en profiter! C’est ainsi que je lui exprimai que c’était son mari décédé qui m’avait donné les informations la concernant. Je ne faisais que répéter ce qu’il me disait… et il en avait beaucoup à lui dévoiler. Il était là à nos côtés. À peine quelques minutes après, une autre femme est entrée dans la boutique. «C’est toi? s’exclama celle avec qui je parlais. Mais qu’est-ce que tu fais ici? Je suis si heureuse de te revoir!» Je compris assez vite que les deux dames étaient amies et qu’elles se retrouvaient au même endroit. La Vie les avait convoquées sans qu’elles aient besoin de le faire.

Elles poursuivirent leur échange animé pendant un certain temps, si bien que je compris qu’elles avaient besoin de temps pour se retrouver et jaser. J’en profitai alors pour terminer l’inventaire de la petite armoire du coin, endroit qui débordait de tout ce qu’il fallait pour emballer les cadeaux. Boîtes, papier de soie, ruban… tout y était!

J’étais confortable à l’idée que nous allions poursuivre notre échange un peu plus tard, quand les deux amies auraient eu le temps de se parler… mais notre monsieur, lui, était d’un autre avis.

Penchée dans «l’armoire à trésors», je reçus soudainement un rouleau de ruban sur la tête. Le choc fut assez fort pour me faire mal et d’un bond, je me relevai devant la porte grande ouverte. Le monsieur était là, dans l’armoire, me faisant alors comprendre qu’il n’était pas très content de l’arrivée impromptue de l’amie en questions, et qu’il voulait parler m-a-i-n-t-e-n-a-n-t! Je m’entendis alors dire haut et fort «à la porte» qu’il n’était pas très gentil de sa part d’agir de la sorte en l’enjoignant d’attendre que le moment soit plus propice pour parler.

Alertée par ma réaction, l’épouse du monsieur comprit tout de suite ce qui clochait. Elle arrêta net la conversation avec son amie et lui indiqua qu’avant son arrivée, nous étions tous les trois en grande conversation. Les trois étant, elle et moi… et son défunt mari! La surprise passée, son amie fut aussitôt intéressée à être témoin de notre conversation. Sa dame m’informa alors que de son vivant, son époux était sergent de police et qu’il était imposant, même dans sa vie personnelle. Il aimait être entendu et surtout écouté, et de plus, la patience n’était pas sa qualité première. Je le savais, j’en avais eu l’expérience!

Je pris alors le temps de transmettre ses consignes et conseils à son épouse. Maintenant rassuré, il était heureux que le message ait été entendu. Après avoir reconduit les deux dames à la sortie, j’aperçus de nouveau le «sergent de police» à l’arrière de la boutique. Il tenait à s’excuser de s’être impatienté et regrettait d’avoir fait tomber le rouleau de ruban sur ma tête. Sa peur de manquer de temps avait provoqué son impatience. Même qu’il avait craint un certain moment de ne pas être pris au sérieux.

Eh oui, les personnes décédées demeurent exactement comme elles l’étaient de leur vivant, avec leurs qualités et leurs travers. C’est ainsi!

Il m’est arrivé maintes situations cocasses au cours de toutes ces années de contact avec les défunts. En voici deux qui me font encore sourire. Je vous invite à les découvrir.

Extrait du livre Médium un jour, médium tous les jours – manuel pratique du semeur d’espoir, Tome 1

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