Médium un jour, médium tous les jours (tome 2)

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Extrait du Médium un jour, médium tous les jours, tome 2

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On a beau dire que nous sommes préparés au décès d’une personne qui nous est chère, nous réalisons tous qu’au fond de nous, nous ne sommes pas totalement prêts. Un mélange confus de toutes sortes d’émotions nous envahit la plupart du temps, et il nous est nécessaire de faire la part de ce qui est à nous et ce qui appartient au défunt. Eh oui, car nous oublions souvent ce détail! En tant que «survivant», il est normal que nous ayons besoin d’un moment pour réaliser ce vide que la personne laissera dans notre vie. Nous nous attendons à vivre un choc, ou du moins un moment de réaction de notre part. Mais qu’en est-il de la réaction de la personne qui vient de vivre son dernier passage?

Il est tout à fait approprié de penser (et avec raison) qu’elle aussi aura tôt ou tard «sa» réaction face à ce qui vient de survenir dans sa vie… Ce détail important à mon avis est si souvent oublié, même que certains n’y ont jamais pensé. C’est souvent ce qui explique que nous avons la sensation ou même la certitude que la personne défunte est à nos côtés à certaines occasions, qu’elle semble être dans le même fauteuil où elle avait l’habitude de s’asseoir à la maison, par exemple.

Bien entendu, ce ne sont pas des lubies ou votre imagination, c’est un fait réel. La personne décédée aura souvent besoin de faire le tour de son monde et même d’apparaître à certaines personnes au sein de la famille ou ami(e) très proches, histoire de les saluer et de faire la paix en quelque sorte avec ce passage obligé qu’est la mort… ou le réveil de la Vie après la vie.

Très souvent, nous pouvons sentir le besoin urgent à l’intérieur de nous de faire le tour des photos de famille afin de nous rappeler ces souvenirs qui nous ont marqués tout au long de notre vie. Nous pourrions également avoir le goût de prendre le temps de jeter un coup d’œil sur les livres, revues ou choses que cette personne aimait faire de son vivant. Et si c’était la personne défunte qui nous suggérait subtilement ou intuitivement son besoin de faire le tour de sa vie par notre intermédiaire, au travers de nos yeux, de nos mains? Quoique la majorité n’y ait jamais pensé, c’est bien une réalité! Le défunt a aussi besoin de prendre le temps qu’il lui faut afin de faire la paix avec sa nouvelle réalité!

Plusieurs salons funéraires offrent de plus en plus l’opportunité de faire un montage de différentes photos illustrant la vie du défunt. C’est une excellente idée ! Cela est une belle façon de nous rappeler et surtout de permettre à la personne décédée de voir l’ensemble de sa vie avec un regard différent, chargé d’amour et d’appréciation.

La musique d’ailleurs demeure une belle manière de lui rendre hommage, en nous rappelant ses chansons qui lui ont été si chères et qui ont été témoins de moments importants tout au long de sa vie. Voilà une belle manière de lui témoigner tout notre amour et notre gratitude!

Nous sommes souvent déchirés entre les préparatifs pour rendre ce moment d’adieu mémorable et à la hauteur des attentes de l’être cher, et la vie qui au quotidien se poursuit. Ce qui était mon cas. Je partais le 9 mars, pour un voyage de plus de trois semaines en Inde, et j’avais tous les bagages et les préparatifs à faire, sans oublier que je continuais d’offrir les ateliers et les rencontres qui avaient été prévues depuis plusieurs semaines, avant mon départ. Reporter ces engagements n’aurait fait que rajouter du stress quand j’allais revenir de mon périple indien. Il fallait à mon retour vider l’appartement que Maman habitait. Je n’avais définitivement pas le temps de le faire avant mon départ! Ouf! quelle période intense ce fut! Mais je sentais que j’étais aidée et appuyée. Je savais que Maman était bien et en paix où elle se trouvait, c’est ce qui comptait à mes yeux. Le reste allait s’arranger. Il fallait tout simplement faire confiance. À cette fin, j’avais demandé un Ange de funérailles!

C’est dans la nuit du mardi 24 février que Maman avait rendu l’âme, et les funérailles allaient avoir lieu le samedi 28 février. Dès le lendemain, au cours de la journée du mercredi, j’entendis Maman m’annoncer: «En tout cas, je vais en laisser un message, moi! Et je souhaite que tu le lises lors de mes funérailles. Ce sera ma façon à moi de m’exprimer devant mon monde». À la fois surprise surtout par le ton qu’elle avait pris pour me l’inspirer, je souris à sa demande. Chose dite, chose promise. J’allais acquiescer à sa demande avec joie!

Pendant longtemps et ce, depuis le départ de mon père quatre années  plus tôt, Maman me demandait régulièrement: «Tu n’as pas eu de nouvelles, hein»… sur un ton à la fois triste et amer. Elle aurait donc aimé avoir eu un petit mot de la part de Papa, juste pour la rassurer, la réconforter. Et chaque fois, je lui répondais ceci: «Bien non Maman, je n’ai pas eu de nouvelles…». Je savais qu’elle aurait apprécié recevoir des nouvelles, mais moi en tant que «messagère» je n’avais pas le droit de lui inventer un mot pour lui faire plaisir. Selon «le code de déontologie  des médiums», cela est interdit (sourire). Dans les faits, mon père avait rarement écrit un mot de son vivant, encore moins offert une carte lors de certaines occasions festives. Après son décès, l’idée ne lui serait pas venue d’offrir un message aux personnes qui lui étaient chères.

C’est pourquoi je n’étais pas surprise que Maman prenne en quelque sorte «sa revanche». Elle voulait s’exprimer, elle savait qu’elle en avait la possibilité, et elle allait en profiter! Je lui promis d’être entièrement disponible à sa demande dès le lendemain, soit jeudi soir. Voilà une offre qu’elle accepta, et entre nous, cela allait être notre petit rendez-vous à nous deux…

Mais avant de servir de «secrétaire» à ma Maman, un évènement magique se manifesta dans ma vie, un moment dont je me rappellerai toute ma vie! Comme nous avions peu de temps pour annoncer la nouvelle du départ de Maman et des funérailles qui étaient organisées, nous avons cru bon ma fille Caroline et moi d’appeler les personnes concernées dans l’entourage de Maman.

Installées toutes les deux dans le salon, chacune avec son cellulaire, nous étions passablement occupées à dresser la liste des personnes à rejoindre, et celles à qui nous n’avions pu parler jusqu’alors. Nos conjoints étaient affairés à préparer les repas pour les jours à venir. Tout le monde était bien occupé!

C’est vers 15h40 que le téléphone de la maison sonna et la voix de ma marraine Rita (la sœur de Maman) m’annonça: «Johanne, le documentaire sur ta vie joue en ce moment. Vite dépêche-toi si tu veux voir la fin…».

Un reportage sur ma vie a été diffusé il y a plusieurs années ; la première présentation au Canal D en mai 2011, et à plusieurs reprises depuis. Cette vidéo de 45 minutes est disponible sur mon site.

Quelle ne fut pas ma surprise ! Je savais que le documentaire allait être de nouveau diffusé, mais j’attendais cette occasion depuis près de deux années, et voilà que l’émission jouait à ce moment-là! Quelle belle coïncidence! Sans hésiter, nous dévalâmes tous les quatre (ma fille et son copain, Denis mon amour et moi) les marches menant au sous-sol afin de voir l’émission en cours. Après une petite pause publicitaire, nous étions invités à découvrir l’importance de mon premier séjour en Inde en 2002, moment décisif dans ma vie personnelle, et qui a surtout changé le cours de ma vie. Moi qui allais retrouver ce pays si cher à mon cœur dans quelques jours, le sujet était tout à fait approprié pour l’occasion.

Et voilà que je vois Maman apparaître dans l’écran de télé et dire devant tout le Québec: «Je sais que nous sommes capables de grandes choses!». C’est tout. Fin de la phrase. Et c’est à ce moment que je me suis mise à pleurer à chaudes larmes. Je n’avais pas vraiment eu l’occasion de laisser l’émotion se manifester depuis son départ, trop occupée que j’étais, pour me laisser le temps de réagir… mais j’étais surtout profondément touchée par la seule et unique phrase que Maman avait dite. J’avais l’impression qu’elle s’adressait à moi directement, devant témoins, afin que je m’en rappelle.

De son vivant, Maman avait souvent eu des résistances face à mes capacités et dons, et d’ailleurs, cela avait occasionné des moments de tensions ou une distance entre nous deux. Elle avait peur, et elle ne souhaitait pas se permettre d’être intuitive ou de laisser ses mains de lumière s’ouvrir et se développer. D’ailleurs, elle avait les doigts remplis d’arthrose et de rhumatisme, signe qu’elle avait bloqué l’énergie dans ses mains.

Mais là, maintenant qu’elle était officiellement de l’autre côté du voile, la Vie avait choisi de placer le documentaire au même moment et surtout dans l’espace-temps où j’allais entendre ce qu’elle avait à dire. Avouez que c’est magique! C’est comme si le Grand Producteur avait orchestré ce moment inoubliable!

C’est un beau cadeau que Maman m’a offert, et pour cela je l’en remercie du fond du cœur. Merci également à Rita d’avoir été celle qui a été inspirée pour m’appeler. Quelques minutes après la fin de l’émission, c’est monsieur le curé qui m’appela afin de vérifier quelques détails concernant Maman et me demander qui allait lire l’homélie lors des funérailles. En tant que fille unique, c’est moi qui allais lire l’homélie, celle-ci inspirée de la vie de Maman. Il n’était pas question que je lui exprime que c’est Maman qui allait être l’auteure de sa propre homélie. J’ai senti le besoin de me garder une petite gêne… (sourire).

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