Médium un jour, médium tous les jours (tome 2)

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Extrait du Médium un jour, médium tous les jours, tome 2

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Les heures s’égrenèrent minute par minute, et je demeurai seule auprès de Maman qui ne bronchait pas d’un centimètre. Aucun  mouvement sur son visage, seule sa respiration lente et profonde m’assurait qu’elle était encore en vie. Même que je ne voyais plus son corps de lumière (corps éthérique) flotter quelque part dans la chambre à nos côtés. Elle voyageait librement dans le plan astral, là où se trouve l’âme des défunts en transition. C’est l’état d’âme ou le taux d’énergie vibratoire de chacun qui détermine dans quel plan l’être (ou l’esprit) se retrouvera.

Le moyen astral est un plan qui accueille les personnes qui reconnaissent qu’elles sont décédées et qui continuent de progresser dans leur évolution. Il s’agit d’un plan de conscience qui permet de continuer à apprendre des leçons de vie ou même à faire des prises de conscience au sujet de la dernière incarnation, ce qui permettra éventuellement de préparer la prochaine. Eh oui, même une fois décédé… la Vie continue!

Quant au plan du bas astral, beaucoup de personnes s’y retrouvent pour bien des raisons. Il peut s’agir de personnes qui sont décédées violemment ou par accident, si bien qu’elles ignorent leur décès pour bon nombre d’entre elles. C’est malheureusement possible et fréquent! D’autres peuvent carrément refuser leur état de défunt, et se rebeller, si bien qu’une grande quantité de colère et d’émotions lourdes et négatives influencent leur état de mal-être. Certains autres continueront d’errer d’une vie à l’autre, car ils auront refusé (consciemment ou non) de trouver la paix et de pardonner. Ces âmes se retrouvent donc systématiquement ou très souvent dans un état de souffrance presque constant, aussi bien vivantes qu’une fois décédées. Rappelons que même si ces défunts se retrouvent dans ce plan, ce ne sont pas des «mauvais esprits»… mais bien des personnes qui continuent de souffrir. Tout comme dans la vie ici sur terre!

Certains individus sont si souffrants qu’ils deviennent méchants dans leurs actions et leurs paroles. Mais ce ne sont que les souffrances et les douleurs à l’intérieur d’eux qui les amènent à agir ainsi. Dans ce cas, inutile d’en rajouter, il n’en tient qu’à nous de les entourer d’Amour et de Lumière. Toutefois, vous remarquerez que le comportement de certains empire quand on leur envoie de l’Amour, incapables qu’ils sont d’accueillir de la douceur. Si c’est le cas, rappelez-vous de leur envoyer de la Paix. Cela les aidera à trouver un peu de réconfort et de tendresse.

Au mieux, la couleur violette qui est un mélange de rouge (couleur de l’énergie de la terre) et de bleu (couleur de l’énergie céleste) permet de dégager en profondeur ce qui est lourd et qui empêche l’énergie de la Vie de circuler en toutes choses. Couleur hautement spirituelle et vibratoirement élevée, le violet est également utilisé pour les symboles dans la technique énergétique qu’est le Reiki. C’est pourquoi, lorsqu’une personne semble être troublée et même troublante, ou que celle-ci est rude ou agressive dans son attitude ou son comportement, l’entourer de la couleur violette l’aidera à se dégager et se libérer de ces énergies plus lourdes qui l’influencent.

D’ailleurs, au fil des expériences que j’ai vécues, j’ai raffiné «ma» technique en me voyant vaporiser des tonnes de violet en direction des personnes avec qui je me sens inconfortable. C’est ce que j’appelle «pouchpoucher» (comme le son «pouch» que l’on entend lorsque l’on vaporise). En faisant le geste discrètement en direction de la personne (ou d’un groupe), cela dédramatise la situation et je peux alors libérer l’émotion qui m’habite à ce moment. C’est ma façon à moi de dégager mes champs d’énergie quand cela est nécessaire. Voilà un petit truc que je vous partage et qu’à votre tour, vous saurez sûrement utiliser et le diffuser. De plus, ce truc est inodore, inoffensif et tellement efficace, vous ne saurez plus vous en passer dorénavant! (sourire).

Je sentais certaines présences lumineuses autour de nous. Sans les voir officiellement à ce moment-là, je pouvais sentir des frissons légers et vaporeux un peu partout sur mon corps, confirmant ainsi que nous étions bien entourées toutes les deux, Maman et moi. Je pouvais percevoir que notre ami André qui était venu à sa rencontre la nuit précédente était à ses côtés. Maman était entre bonnes mains et cela me remplissait de joie et de gratitude.

Au bout de quelques heures à vivre le moment présent, scrutant du regard le moindre mouvement, je me sentis soudainement très fatiguée. Regardant l’heure, je me rendis compte qu’il était 1h00 du matin, et que mon corps demandait alors un peu de repos. Marchant en direction du poste des infirmières à quelques mètres de la chambre de Maman, je leur annonçai que j’avais choisi de m’éclipser quelques heures afin de récupérer. C’est alors que j’entendis une autre voix féminine, cette fois-ci derrière moi m’appeler : «JOHANNE LAZURE… c’est bien toi? Mais qu’est-ce que tu fais ici?».

«Décidément, je ne passe pas inaperçue!», me dis-je toute surprise de voir une infirmière sortir d’une chambre d’un patient, recouverte d’un vêtement d’isolation, avec masque sur le visage et gants de protection.

«Tu ne me reconnais pas? C’est moi Nathalie…». À mon regard, elle réalisa vite que je ne la reconnaissais pas du tout, surtout dans cet accoutrement (sourire).

«Nathalie, l’amie d’André. Nous venions souvent aux méditations que tu présentais quand André était vivant…». André, c’est LE MÊME André qui accompagnait Maman à ce moment-là. Drôle de coïncidence… surtout que l’on sait que tout est orchestré par la Vie, et que le hasard n’existe pas.

Je n’avais pas encore eu le temps de répondre, car j’étais encore sous le choc de voir cette personne-là devant moi au moment où je m’en allais… j’étais si fatiguée.

«Mon Dieu, Johanne tu es verte et pâle. Est-ce que tu vas bien?». Ressaisie, et sentant un peu d’appui de sa part, je lui racontai que j’étais au chevet de ma mère mourante et que j’avais besoin de repos. On m’avait bien offert un lit d’appoint que l’on pouvait installer à côté du lit de Maman, histoire de sommeiller, mais cela n’était pas vraiment une bonne idée. Rappelons qu’un très grand nombre de personnes décèdent  chaque jour dans les centres hospitaliers, et la nouvelle que j’y étais courait déjà depuis un bon moment. J’étais donc beaucoup sollicitée par la présence de personnes décédées qui demandaient de l’aide (sourire).

Au chevet de Maman, dans un état permanent de prière et de méditation, mon champ d’énergie était constamment lumineux et cela attirait toutes les personnes qui avaient besoin d’Amour et de Lumière. C’est ce qui expliquait que j’étais si épuisée. Je n’étais pas seule dans mon énergie. J’avais besoin d’un peu de repos et de répit afin de permettre de ré-énergiser mon corps physique.

«Vas te coucher, je vais veiller sur ta mère », m’annonça alors Nathalie. Prends le temps de récupérer quelques heures à l’extérieur de l’hôpital, pendant ce temps, je serai à ses côtés. Je t’appelle aussitôt qu’il y a du nouveau. Repose-toi un peu, tu en as grandement besoin». J’étais heureuse d’accepter son offre si généreuse, elle savait quoi faire, et surtout je lui faisais entièrement confiance.

Dans la voiture, je pris conscience que Maman allait nous quitter dans quelques heures, ce n’était qu’une question de temps. Arrivée à la maison vers 1h15 de la nuit, je me couchai toute habillée aux côtés de mon amour qui dormait à poings fermés.

Aussitôt que la tête toucha l’oreiller, j’étais déjà dans les bras de Morphée (divinité grecque, dieu des rêves). Je fis un rêve dont je me rappelle encore aujourd’hui. J’étais à bord d’un avion accompagnée de plusieurs passagers, et nous nous préparions à atterrir. Chose bizarre, l’avion était blanc, sans toit et tout était bleu pâle et rose à l’intérieur. Même si l’avion volait à ciel ouvert (sans toit), tout était calme à bord de l’appareil. Je me sentais heureuse, j’atterrissais en douceur, de façon calme et sereine. Le paradoxe dans ce rêve, c’est que malgré tous les voyages que j’ai faits jusqu’à maintenant dans la vie, je n’aime pas beaucoup l’avion en général, surtout au décollage… et à l’atterrissage. Dans mon rêve, c’était tout à fait différent. J’étais sereine.

Au moment où l’avion toucha le sol, j’étais toujours dans le rêve… la sonnerie du téléphone cellulaire que j’avais déposé sur la table de chevet avant de m’endormir résonna dans la chambre. Revenue rapidement dans mon corps au même moment, je m’entendis dire: «C’est fini. C’est terminé». Il était 3h15.

«Johanne, c’est Nathalie. Viens tout de suite, je t’attends». Mon conjoint, réveillé lui aussi par le téléphone, m’offrit aussitôt de s’habiller et d’aller démarrer le moteur de la voiture pour la réchauffer. Nous étions le mardi 24 février, 3h20 de la nuit, il faisait -35 degrés Celsius, c’était l’hiver comme nous avons l’habitude de les vivre au Québec. C’était la nuit, il faisait froid, et c’était l’heure du grand départ pour Maman.

Je ne fus pas longue à enfiler mon manteau d’hiver et mes bottes, et à peine cinq minutes plus tard, nous étions arrivés à l’hôpital Cité de la Santé. Denis pris le temps de passer la guérite de sécurité du stationnement pour y garer la voiture, mais il faisait si froid que la fenêtre qu’il venait d’ouvrir pour retirer le billet afin de payer les frais de stationnement, refusait de monter. La fenêtre était littéralement congelée! Essayant du mieux qu’il le pouvait de la remonter pour ensuite verrouiller les portières de l’auto, il m’annonça que cela allait prendre plus de temps que prévu. J’allais seule retrouver Maman. Je courais dans les corridors pour aller plus vite, mais il fallait tout de même prendre l’ascenseur pour m’y rendre. À bout de souffle, juste devant la chambre à peine éclairée, je pris le temps de me calmer et de respirer longuement.

J’entrai dans la chambre comme dans un temple, avec douceur et beaucoup de respect. Tout était calme, la petite lampe diffusait une lueur tamisée, et Nathalie était toujours au chevet de Maman, lui tenant la main droite et la caressant doucement du bout des doigts. Par son regard, elle me disait que Maman avait rendu l’âme à peine quelques minutes avant mon arrivée. Tout s’était bien déroulé. Son cœur avait cessé de battre, elle ne respirait plus, son âme s’était envolée vers un autre monde, un monde de paix et de douceur.

Nathalie se leva pour me faire de la place, et je pris le temps de caresser les cheveux de Maman. Son corps était chaud, elle dormait ainsi pour toujours dans la sérénité et le calme. Je n’étais pas présente physiquement à ses côtés pour ces derniers moments sur terre, mais mon rêve m’annonçait bien que je l’avais tout de même accompagnée. L’avion qui atterrissait en douceur signifiait que je revenais d’un endroit dans le ciel, quelque part dans un monde en hauteur. Le voyage s’était bien déroulé.

Je m’entendis lui dire à haute voix que je lui souhaitais un beau voyage, que j’étais heureuse qu’elle soit bien rendue, et que je l’aimais. Essuyant quelques larmes, je me rappelai alors que j’aurais aimé que ma mère me dise qu’elle m’aimait et qu’elle était fière de moi, de son vivant. Malheureusement, trop de gens de cette génération n’ont pas appris à dévoiler leur sentiment, ce qui est bien triste à mon avis.

Nous allions nous occuper de la suite de son départ et que les funérailles soient à la hauteur de ses attentes. Je m’occupais de tout. Elle avait tout simplement «le devoir» de laisser les choses se mettre en place dans la douceur et dans la paix.

Elle pouvait maintenant profiter d’un instant de sérénité – elle l’avait bien mérité. J’allais être à l’écoute de sa présence et de ses demandes si elle souhait ajouter une touche personnelle à «ses» funérailles, moment du dernier adieu.

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