Médium un jour, médium tous les jours (tome 2)

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Extrait du Médium un jour, médium tous les jours, tome 2

Denis et moi sommes neuro-coachs professionnels depuis plusieurs années et nous enseignons cette approche qui consiste à apprendre à voyager en soi afin de trouver ses réponses et ses propres solutions. Et lors d’une série d’ateliers que nous avions animés quelques années auparavant, Maman avait choisi de se joindre à l’un de ces groupes. Comme bien d’autres, elle avait su découvrir certaines parties d’elle-même qui s’étaient transformées au fil des mois et elle avait appris à voyager avec l’aide de ses alliés (anima, partie féminine – animus, partie masculine – l’oiseau, représentant l’esprit et l’animal, la partie terrestre de l’être, appelé aussi l’animal de pouvoir).

Maman aimait bien voyager avec son chien lors des focus (moment de visualisation) et j’en profitai pour l’aider à apprendre à se détacher de l’émotion qui l’habitait à ce moment-ci. Placée à la droite du lit et lui touchant l’avant- bras gauche recouvert d’une couverture de laine, je commençai doucement et lentement à lui parler dans l’oreille en chuchotant des paroles réconfortantes, tout en l’invitant à se rendre tout près de son arbre de conscience où l’attendait son animal.

J’avais pris soin auparavant de placer près de son oreille droite un petit appareil qui jouait une musique douce et apaisante, histoire de couper les bruits habituels que l’on entend quelques fois dans le corridor d’un centre hospitalier. Comme nous n’étions pas seules toutes les deux, je choisis alors de lui parler sans qu’un seul mot ne sorte de ma bouche. Tout se faisait par télépathie et j’étais non seulement à ses côtés physiquement, je la suivais également dans son voyage intérieur. Nous étions toutes les deux prêtes à vivre ces moments qui me semblent encore magiques quelques années plus tard.

Arrivée à l’arbre de conscience (appelé aussi cervelet, une région du cerveau située derrière le tronc cérébral), Maman fut également accueillie non seulement par le chien mais aussi par l’oiseau. Même si nous ne sommes pas toujours conscients de ces alliés que nous avons au centre de notre être, nous pouvons facilement faire appel à ces forces pour nous guider au quotidien. Je profitai donc de l’occasion pour amener Maman à prendre conscience de l’importance de se sentir légère et en sécurité.

Pour ce faire, il est important d’aider la personne en phase  ter minale à quitter son enveloppe de chair consciemment, ce qui consiste à laisser le corps éthérique se retirer facilement, sans aucune résistance ni attachement. L’aide de la symbolique de l’oiseau nous est alors utile. On peut suggérer à la personne de visualiser un oiseau, et même par la pensée, devenir ou fusionner avec ce dernier afin de ressentir que l’on peut voler ou s’envoler librement. Si la personne est consciente  et capable de s’exprimer, on peut à plusieurs reprises l’inviter à décrire cet oiseau, le faire parler, ou même lui demander s’il accepte  de nous guider en toute confiance sur le chemin du retour à la Maison. Cela se veut un outil simple et sécurisant, tant pour les adultes que les enfants qui se préparent à cette transition.

Je commençai donc à suggérer à Maman qu’il était temps de remercier ce corps qui l’avait accompagnée toutes ces années. Il méritait bien sa gratitude. Je débutai la série de remerciements par les pieds – à noter qu’il est important de permettre au corps éthérique de quitter par le sommet de la tête, et non le contraire.

« Maman, ensemble nous allons dire merci à ces pieds qui t’ont permis de marcher pendant… ». Je n’avais pas fini ma phrase que j’entendis sa réponse télépathique « Ah mes pieds, ils m’ont tellement fait souffrir toutes ces années. Eh ! que je suis tombée souvent ! On aurait dit que mes pieds ne voulaient pas me supporter… ». Surprise par sa réponse aussi spontanée, mais sachant également qu’elle avait en partie raison – Maman a toujours eu mal aux pieds tout au long de sa vie – je demeurai calme et je lui rappelai que nous étions au début des remerciements. Il fallait bien commencer par le début si nous voulions finir par finir.

Le sourire aux lèvres et la voix du cœur tout aussi calme, je continuai à remercier pour elle et avec elle, les pieds si méritants. Ils lui avaient permis de marcher dans le sable, toucher l’eau de la mer, et même danser avec ses amies, avec qui elle avait vécu tellement de beaux moments dans sa jeunesse,  quand elle « était fille » (célibataire) comme elle aimait le dire. C’est une expression tout droit sortie d’une autre époque !

Puis ce fut au tour des genoux à recevoir les bénédictions. Même réponse de la part de Maman, car elle a souffert si longtemps de ces « maudits » genoux; je lui rappelais souvent l’importance de les bénir au quotidien plutôt que les maudire. Mais cela, c’est une autre histoire ! Je continuai ainsi avec chacune des parties du corps, une à la fois, afin de leur rendre grâce, tout en remerciant chaque organe pour son assistance et son travail fait tout au long de ces années.

Dans les faits, cela permet de faire la paix avec certaines émotions qui ont trop souvent (et très longtemps) été emmagasinées dans ces parties du corps physique, les rendant malades, la plupart du temps. Maman n’avait pas souffert d’arthrose une bonne partie de sa vie par hasard. Une grande quantité de colère, frustrations et d’insatisfactions face à certaines personnes ou circonstances de sa vie l’avaient au fil de toutes ces années rendue amère et triste.

J’ignore combien de temps cela nous a pris pour faire le tour complet de cette visite corporelle, mais je réalisai qu’il commençait à se faire tard. Rita toujours à nos côtés nous signala qu’elle se sentait fatiguée et qu’elle souhaitait nous laisser seules toutes les deux.

Une fois les bisous échangés et les dernières paroles murmurées à l’oreille de Maman, tout le monde se retira, afin de nous permettre de vivre la suite des évènements, ensemble toutes les deux. La nuit allait être longue, j’en avais l’intuition, mais j’étais prête à faire ce qu’il fallait pour montrer à Maman le chemin de la paix et de la liberté. Elle le méritait bien, et j’étais heureuse qu’elle me fasse confiance.

Ensemble nous allions découvrir les dessous de la Vie après la vie.

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