Médium un jour, médium tous les jours (tome 2)

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Extrait du Médium un jour, médium tous les jours, tome 2

J’avais à peine débuté la conférence, que je se sentis à ma gauche une présence. Eh oui, c’était bien celle de Maman. Elle était là dans son corps de lumière (corps éthérique, dans mon champ d’énergie que l’on appelle «astral») juste à côté de moi, m’observant et surtout me rassurant que tout était bien ainsi. D’ailleurs plusieurs personnes sont venues me voir à la fin de la conférence pour me signaler avoir vu ou ressenti sa forme lumineuse à mes côtés une grande partie de l’exposé. J’étais à la fois heureuse qu’elle soit en paix avec son départ imminent et triste de savoir que la fin approchait.

Lorsque la personne en phase terminale est fortement médicamentée, elle est donc plus somnolente et peut alors plus facilement projeter son corps éthérique (ou de lumière) dans le champ énergétique de l’astral, presqu’à volonté pour certains. Le corps éthérique responsable de la santé du corps physique se trouve alors plus facilement détaché de l’enveloppe de chair, ce qui explique que souvent les extrémités du corps sont plus fraîches, voire froides au toucher.

La personne en voie de transition se prépare consciemment ou pas, à quitter le corps physique par le chakra couronne (dessus de la tête)* et on peut à l’occasion voir son énergie se présenter à nous. On a même parfois l’impression qu’elle est là à nous observer ou nous parler, alors que l’on sait qu’elle semble dormir paisiblement, ou qu’elle est dans un coma léger ou profond. Ces expériences en général ne durent que quelques minutes, car cela demande beaucoup d’énergie pour conserver cet état de présence.

*Tous les détails des centres d’énergie et des corps subtils sont explicités dans le premier tome de la série du même nom.

C’est vers 16h00 de l’après-midi qu’une infirmière m’appela pour m’indiquer que l’état de santé de Maman s’était grandement détérioré au cours de la journée et qu’il serait sage d’appeler la famille pour un dernier au revoir. Après avoir rapidement donné les consignes aux collaboratrices qui m’accompagnent la plupart du temps lors de ces salons afin qu’elles puissent démonter le kiosque et plier bagage à la fin de la journée, je me dirigeai avec mon amour vers le centre hospitalier.

En arrivant au chevet de Maman, je la découvris agitée, la respiration haletante, et elle semblait vouloir parler sans qu’un mot ne sorte de sa bouche. Je pris le temps de la rassurer en lui touchant le bras doucement, et elle se calma sur le champ. Elle était entre deux mondes; inconfortable dans son corps souffrant, qu’elle quittait régulièrement pour flotter tantôt au-dessus de lui, tantôt elle était là bien droite au pied du lit, juste à côté de Denis mon conjoint qu’elle aimait tant.

Avant notre arrivée, elle était dans un état de panique ; maintenant, elle se sentait rassurée et en sécurité. Nous étions à ses côtés.

Rita, la sœur de Maman et en même temps ma marraine, ne tarda pas à arriver accompagnée de son conjoint, suivie tout de suite après par ma fille Caroline, elle aussi en compagnie de son amoureux. Mon fils Jean- François ne pouvait alors être présent.

Nous étions donc tous réunis autour de son lit, et Maman était heureuse d’être si bien entourée et pourtant elle souhaitait être seule… avec moi. Juste moi. Bien entendu, il m’était difficile de répondre à sa demande à ce moment-là, chacun ayant pris soin de quitter son emploi du temps pour être à son chevet. Après deux bonnes heures à lui parler, caresser ses cheveux, la réconforter, chacun lui fit ses adieux à sa façon, et jamais Maman n’ouvrit les yeux ou ne dit un seul mot. Seuls quelques sons ou soupirs à l’occasion nous laissaient croire qu’elle était contente de notre présence. Mais elle était fatiguée et réclamait (par télépathie) un temps de repos. Il était déjà plus de 18h00 et la faim commençait à se faire sentir.

Je lui signalai alors que j’allais manger une petite croûte au resto tout prêt et que je reviendrais tout de suite après pour lui tenir compagnie le temps qu’il fallait. Le repas fut de courte durée, et c’est accompagnée de ma marraine et de nos conjoints que je revins aux côté de Maman qui dormait paisiblement. C’est à peine si elle respirait. Aussitôt qu’elle perçut ma présence, elle devint alors plus agitée. Maman me demandait de l’aider à vivre cette étape cruciale. Elle avait peur et elle ignorait comment elle allait vivre la suite des évènements. Je pris le temps de la rassurer. J’étais là, elle pouvait me faire confiance. J’avais tout mon temps et j’allais m’assurer qu’elle connaisse le chemin pour bien se rendre de l’autre côté.

La plupart des personnes qui disent avoir peur de la mort semblent en fait vouloir signifier qu’elles ont peur de souffrir. Cela est une vérité, mais c’est surtout l’inconnu qui les insécurise. On a tant entendu parler de toutes sortes de choses: du tunnel de lumière, de ces êtres qui nous accompagnent et nous accueillent, de ces ombres noires (entités de bas astral) qui peuvent également à l’occasion nous faire douter de la voie à suivre pour retrouver la lumière et vivre un état de paix.

Maman était l’une de ces personnes qui avaient peur en général de tout. Elle était facilement insécure et avait eu souvent besoin de se faire rassurer, surtout au cours des dernières années de sa vie. Elle se disait vieille et pour elle c’était normal de vivre tant d’insécurité. J’avais selon ses propos, le devoir de l’accompagner, de la guider, de la rassurer, tant au quotidien que lors de son dernier voyage. Je fis de mon mieux à chaque étape pour être à la hauteur de ses attentes.

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