En prenant le temps de m’arrêter sur l’orthographe de ces deux mots, je me suis bien vite rendue compte que ce qui sépare ces deux mots que l’on utilise souvent dans notre vie quotidienne, n’est qu’en fait qu’une seule et unique lettre. En remplaçant le «c» par le «l», le mot douceur prend un tout autre sens! C’est tellement évident quand on regarde ces deux mots ainsi.

Néanmoins, lorsque l’on s’attarde sur la définition de chacun d’eux, c’est un monde entier qui se dévoile! Et la différence est alors si évidente… Regardons ensemble de plus près, si vous le voulez bien.

Selon Wikipédia, la douleur, est une expérience sensorielle et émotionnelle désagréable. Une sensation subjective (intime, personnelle, individuelle…) normalement liée à un message ou un stimulus nociceptif (réceptif par les nerfs) et transmis par le système nerveux. Toujours d’après la même source, du point de vue biologique, la douleur est une information permettant à la conscience de faire l’expérience de l’état de son corps pour pouvoir y répondre.

Selon monsieur Larousse, le mot douceur est une qualité de ce qui est doux, agréable et sans heurts, utilisé au sens propre comme au figuré. On appelle aussi à l’occasion des friandises, des petites douceurs… qui font du bien au palais, à la bouche, tout comme à l’âme… c’est bien connu!

D’ailleurs plusieurs d’entre nous avons développé l’habitude de manger un peu-beaucoup-quelques-fois des douceurs… histoire d’effacer les douleurs qui nous assaillent le moral, et parfois le corps… ça aussi, c’est bien connu! (sourire).

En ces temps plutôt troublants et troublés, remplis d’incertitude et de contradiction, on est tentés de voir la douleur en toutes choses et en toutes circonstances. Qu’arrivera-t-il demain? Comment allons-nous en sortir? De quoi est fait l’avenir de l’humain sur terre? Pourquoi sommes-nous obligés de vivre une telle épreuve?… et il peut y avoir maintes et maintes questions qui peuvent à tour de rôle demeurer sans réponse. Du moins pour l’instant. Quand on débute une question par le mot «pourquoi», on a vite fait de répéter sans cesse la question – sans avoir vraiment de réponse. Inutile, on tourne en rond!

En revenant sur la définition du mot douleur, ce qui attire mon attention est ceci: «information permettant à la conscience de faire l’expérience de l’état de son corps… pour pouvoir y répondre», et je suppose, trouver une solution. Du moins, je l’espère!

Alors si on prenait le temps de voir dans notre vie en ce moment quels sont les domaines douloureux qui tentent depuis un moment déjà d’attirer notre attention pour pouvoir y répondre… afin que la douleur se transforme en douceur de vivre. Commençons tout d’abord par prendre crayon et papier pour noter quelques évènements marquants de notre vie jusqu’à ce jour. Allons-y! Je nous attends… et surtout, prenons le temps de nous asseoir confortablement… et peut-être quelques petits papiers mouchoirs en passant, cela aussi pourrait nous être utile (sourire).

Je nous invite à coucher sur le papier quelques heureuses circonstances, tout comme quelques-unes plus tristes ou même désolantes. Laissons venir à la mémoire ces souvenirs du passé… un à la fois. Vous vous rendez tout de même compte que les évènements plus tristounets sont les premiers à surgir du passé…

Pour chacun de ces souvenirs, voici quelques exemples de questions à nous poser:

  • Qu’est-ce que cet évènement a su me faire vivre ?

Voici quelques suggestions, dans l’ordre alphabétique: Abandon, arrogance, colère, culpabilité, dépendance, domination, effroi, envie, frustration, haine, insatisfaction, impatience, impulsivité, injustice, insécurité, irritabilité, jalousie, lâcheté, manipulation, orgueil, peine, peur, rage, rejet, terreur, trahison, tricherie, tristesse, victime, violence,… il y en a plein d’autres, à nous de les trouver.

  • Quels sont les aspects de ma vie qui ont été touchés?
  • Quand je repense à la situation, comment réagit mon corps? À quel(s) endroit(s) les douleurs se réveillent-elles?
  • À quand remonte cet évènement?
  • De «1 à 10», quelle est la note que je voudrais attribuer à ce souvenir, sachant que le chiffre «10» est la plus haute au point de vue de la souffrance?
  • Combien de temps s’est-il déroulé depuis ce jour?
  • Et aujourd’hui, quelle est la note que j’attribue à ce même évènement?

Oups! Après quelques réflexion, prises de conscience ou constat… comment vous sentez-vous? Rappelons-nous que c’est un exercice… et non une réalité officielle! Alors revenons à l’essentiel… la recherche de la douceur!

  • En ce moment, ai-je encore besoin de cet évènement pour me rappeler la douleur de vivre?
  • Et si je changeais ma perspective par un mot rempli de douceur, quel serait ce mot?

Voici quelques suggestions, dans l’ordre alphabétique: Amour, apaisement, autonomie, bienvaillance, bonne volonté, calme, candeur, confiance, détachement, douceur, droiture, émerveillement, équilibre, franchise, foi, honnêteté, humilité, intégrité, liberté, loyauté, modestie, modération, naissance, objectivité, ouverture d’esprit, paix, patience, réparation, respect, sécurité, sincérité, tendresse, tolérance, vérité,… il y en a plein d’autres, à nous de les trouver.

Nous pourrions dès maintenant, écrire ce mot (ou ces mots) en couleur, en faire un dessin ou une toile, ou encore trouver une image représentant pour nous cette force/qualité, et mettre le tout bien à la vue, histoire de regarder, voir et nous rappeler!

Rappelons-nous qu’hier a été, qu’aujourd’hui est maintenant… et que demain sera fait de ce que nous créons et pensons, en ce moment!

Notre futur à tous, c’est aujourd’hui que nous le créons, individuellement et collectivement. Alors mettons-nous dès maintenant à la tâche de transformer nos pensées de ce jour afin que demain soit rempli de vitalité, de santé et de douceur!

Bonne, douce et heureuse fin de journée à tous!

Johanne

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