En cette période plus qu’extraordinaire, voilà une belle invitation pour nous arrêter et y penser.

Ce sont les mots qui résonnaient dans ma tête au moment du lever dimanche matin. Après avoir passé la nuit dans les bras de Morphée (Dieu du sommeil et des songes dans la mythologie grecque) – et tout près de mon amoureux (tout de même! – sourire), j’étais bien reposée. Je ressentais toutefois un ti-quelque-chose-difficile-à-nommer. Était-ce dans mon cœur, dans ma tête… j’étais heureuse et mélancolique, avec l’envie de faire plein de choses et rien faire à la fois… le soleil était présent mais j’avais l’impression qu’il faisait gris derrière les fenêtres. Bizarre de sensations.

C’est là que je pris le temps de m’arrêter sur ces deux mots: fléchir ou réfléchir. Bien que seulement deux lettres les séparent, leur signification est différente l’une de l’autre, et on peut les interpréter différemment, vous en conviendrez.

Du latin «flectere» qui signifie «courber» ou «ployer», le mot «fléchir» exprime bien ce qu’il veut dire. En ces temps exigeants pour tous, des plus jeunes au plus vieux, il est parfois tentant de fléchir, de plier des genoux, de laisser tomber les épaules et de se dire et redire «À quoi ça sert tout cela?». Ou encore mieux: «Allons-nous véritablement s’en sortir?». Et la question la plus populaire: «Quand cela sera-t-il enfin chose du passé?».

En prenant le temps de les lire et même de les dire à haute voix ces fameuses questions, nous pouvons très facilement nous voir les épaules s’en aller tout naturellement vers l’avant, la tête légèrement penchée ou recroquevillée vers le cœur, et le ton de la voix légèrement défaitiste et triste. Vous croyez que j’exagère? Essayez-le! Reprenez les trois petites questions qui semblent anodines ou sans intérêt… allez-y, je vous attends (sourire!).

Et alors? N’est-ce pas vrai? Et je parie que si on continuait à lire et à relire ces trois mêmes questions pendant quelques minutes – sans compter qu’elles feraient possiblement des petits en cours de route – si bien que l’on aurait des dizaines et des dizaines de questions, toujours aussi pertinentes les unes que les autres(!), on aurait sûrement fait le tour de LA question… Bien sûr, en tournant en rond, et SURTOUT, en se retrouvant couché sur le fauteuil ou affalé sur la table à laquelle nous étions assis dès le début de cet auto-interrogatoire. (hihihi!).

Allez hop! Re-saisissons-nous! CESSONS DE FLÉCHIR pour mieux RÉFLÉCHIR!

Du latin «reflectere» signifiant «faire courber», le mot réfléchir peut avoir différentes significations, cela aussi vous en conviendrez. Les miroirs peuvent réfléchir l’image des objets ou des personnes qui s’y regardent. Tous les métaux réfléchissent la lumière. Le son, tout comme la lumière, a la propriété de réfléchir. Ce mot en tant que verbe offre la possibilité de renvoyer les rayons lumineux, caloriques et sonores qui ont été reçus.

En deuxième lieu, ce même mot peut signifier «reporter», comme dans l’exemple «je vais y réfléchir», indiquant que l’action sera faite plus tard, pas maintenant. Ce sera aussi et surtout l’invitation d’y penser longuement, mûrement. Même mot, deux significations différentes, mais toutefois complémentaires à mon avis. Laissez-moi vous expliquer.

Si je réfléchis bien(!), je peux renvoyer ce que j’ai reçu au préalable, tout comme les miroirs et les métaux qui réfléchissent la lumière. Je peux même prendre le temps, aussi longuement que je le souhaite pour penser à ce qui se passe dans ma vie, dans ma tête et dans mon cœur. Et du temps… on en a un peu plus maintenant…

Plutôt que de fléchir et se laisser aller à la morosité, à la tristesse, au vague à l’âme sur ce que nous avons perdu et qui ne sera plus comme avant… RÉFLÉCHISSONS personnellement et collectivement à ce que nous souhaitons créer et innover dans notre vie, dans notre famille et communauté. Dans notre monde bien réel… et pas demain, maintenant!

Bien sûr, il y aura toujours des gens pessimistes de nature et des optimistes qui choisissent d’aller de l’avant… Regardons derrière nous tout de même un peu, histoire de nous souvenir et d’apprendre les leçons des expériences que nous avons vécues pour ne plus les répéter… Et jetons un regard nouveau devant nous! Nous avons tout pour être heureux, principalement ici au Québec (et un peu partout dans le monde).

Alors pour nous tous, il est temps de RÉFLÉCHIR CETTE JOIE DE VIVRE et CRÉONS ENSEMBLE AVEC ENTHOUSIASME une société mâture et reconnaissante de qui nous sommes!

Soyons heureux… tout simplement!

Johanne

1 Commentaire

Les commentaires sont fermés.

  1. france 2 ans Il y a

    Merci Johanne,

    Ne pas fléchir et rester dans l’amour c’est ce qui viendra
    à bout de ce virus.

    Merci pour tout
    xxx

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