Au moment d’écrire ces quelques lignes, nous sommes rendus au 56ème jour du confinement associé à la Covid-quelque-chose!

Sans manque de respect de ma part, j’ai choisi de nommer la pandémie si connue de part le monde, ainsi. C’est surtout dans le but de dédramatiser, car avouons-le TOUT LE MONDE EN PARLE! Sans jeu de mots, ni annonce publicitaire pour une émission bien connue chez nous au Québec (sourire).

C’est comme si depuis le 15 mars, rien d’autre n’arrive dans notre vie québécoise, canadienne, mondiale que les effets de la chose qui nous a si bien arrêtés dans notre course effrénée d’il y a quelques mois. D’ailleurs, maintenant que nous sommes tous et chacun la plupart ralentis dans nos activités de tous les jours, je me demande bien maintenant après quoi nous courrions autant… avant?

Vous vous souvenez il y a près de 60 jours maintenant (c’est un ti-peu long…) nous courrions à gauche puis à droite, après le temps, après notre souffle, après notre corps qui lui faisait de son mieux pour nous suivre… On était partout, partout sauf peut-être pas toujours là! Ce que je veux dire, c’est que nous étions tous et chacun comme des poules pas de tête à courir ou du moins à faire plusieurs choses en même temps, sans toujours respirer, encore moins réfléchir à ce qui nous faisait tant courir.

Vous connaissez bien ces personnes qui ont pendant longtemps rêvé à la retraite, moment (toujours selon eux) qui allait les faire ralentir et vivre leur vie, comme ils le souhaitaient depuis tant d’années de durs labeurs au travail. Vous saurez les reconnaître (et peut-être vous voir ainsi)! La plupart d’entre eux, après quelques mois, à peine quelques années, ont signalé n’avoir jamais été si occupés. Si bien que plusieurs ont même un agenda encore plus rempli que lorsqu’ils étaient sur le marché du travail!!! (sourire).

Vous riez ou vous souriez en lisant ces quelques lignes ! Vous savez toutefois que cela est vrai, tellement vrai! Plusieurs déclaraient ne plus avoir le temps de faire ce qu’ils souhaitaient faire pour eux, trop occupés à courir à gauche et à droite, pour l’un, pour l’autre. «Ils ont du temps… ils sont à la retraite!», certains autres rajouteront (sourire). Ces même retraités soulignent se demander même comment ils ont fait toutes ces années pour tout faire… et travailler par-dessus le marché. Vous en connaissez, vous aussi, hein?

Blague à part. Après ce confinement qui souhaitons-le, ne durera pas 60 autres jours (une ange pour enrayer la Covid-quelque-chose, S.V.P. – ça commence à presser!), comment allons-nous agir et réagir individuellement et collectivement? Allons-nous repartir de plus belle pour récupérer «le temps perdu», ou si nous allons apprendre tous et chacun de cette belle expérience de ralentissement collectif pour faire autrement, soit: APPRENDRE À VIVRE LE MOMENT PRÉSENT dans la gratitude et l’équilibre.

Oui, c’est cela qu’il nous faut : de l’ÉQUILIBRE! Que l’ange de l’équilibre nous guide! Nous en avons tous besoin. Car si on se regarde aller depuis plusieurs années, nous avons fait tout sauf VIVRE… dans les faits, nous savons comment SURVIVRE, mais nous avons à apprendre à vivre. Comprenons l’importance de la qualité plutôt que la quantité, tant pour les denrées alimentaires, les achats d’articles de toutes sortes dont nous avons pas tant besoin dans le fond… comme dans les amitiés, ou dans les heures de travail que l’on ne compte plus (ou trop souvent), voyant nos vies aller dans tous les sens, oubliant l’importance de ce qui nous est cher, vraiment cher à notre cœur, à nos yeux.

Trop, c’est comme pas assez! On entend de toutes parts des prédictions, des alertes conspiratrices, des chiffres et des statistiques qui font parfois peur ou froid dans le dos. Mais entre vous et moi, ce sont des suppositions, des réalités virtuelles non réelles, du moins pour l’instant. À quoi cela sert-il de nous affoler sur des chiffres qui sont basés sur des réalités qui peuvent (ou qui ne peuvent pas…) arriver! Allons-nous vraiment continuer à vivre dans les suppositions et les incertitudes qui nous malmènent et qui grugent du temps, de l’énergie, et même parfois notre santé (physique ou émotionnelle).

Cela ne vaut pas «peine» de s’en faire autant! Vivons ensemble et collectivement le moment présent, et on verra au fur et à mesure. Comme dirait l’autre: «On traversera le pont une fois arrivés à la rivière». Et j’ajouterai: «On vivra l’été, quand il sera arrivé». Pour l’instant, c’est le printemps, et même lui et sa chaleur prennent une pause cette année! (sourire).

Pensons-y! Cette période plus-qu’exceptionnelle ne reviendra pas… (c’est que l’on souhaite !) et est un moment unique pour chacun de nous… à l’échelle mondiale. Alors vivons-la avec recul et prenons le temps de voir ce que nous aurons appris sur nous et sur la Vie. Une fois le Covid-quelque-chose derrière nous, on s’ennuiera peut-être à nouveau de tout le temps qu’on disposait à ce moment-là… NON, mais décidons-nous! Trop ou pas assez de temps? Que voulons-nous dans notre vie ? Qu’est-ce qui nous manque tant à notre bonheur?

«Choisissons de placer l’équilibre au centre de notre vie!» Ni trop, ni pas assez… juste ce qu’il nous faut. Ce sera alors bien ainsi!

Belle journée à tous et bon printemps… il s’en vient! Lui aussi avait juste besoin de s’adapter à une nouvelle réalité! (sourire).

Johanne

3 Commentaires

Les commentaires sont fermés.

  1. Francine Gilbert 3 ans Il y a

    Merci pour ce beau texte de fraicheur, et de réalité. Ce cher contrôle est tenace. Lâchez prise est ce que l’ on doit apprendre en 2020, Passons en mode solution pour nos inquiétudes,

  2. france 3 ans Il y a

    Merci de nous faire voir ce coté car vivre dans la peur n’est pas une vie, la peur nous paralyse.

    France

  3. Carole Tardif 3 ans Il y a

    Je suis tellement d’accord avec toi.

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