Médium un jour, médium tous les jours (tome 2)

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Extrait du Médium un jour, médium tous les jours, tome 2

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C’était André, un de ses grands amis qui l’avait si souvent accompagnée dans de nombreuses occasions, l’amenant dans des magasins pour faire des courses, et même dans certaines fêtes que nous organisions. Ils avaient suivi plusieurs formations ensemble, et s’étaient même découvert une passion commune: la peinture.

Complices l’un pour l’autre, ils ne manquaient jamais l’occasion d’échanger et de partager leurs toutes dernières découvertes. André était venu à sa rencontre pour la guider, lui qui nous avait quittés trois ans auparavant, suite à des complications respiratoires. C’est lui qui allait l’accompagner officiellement. Comme pour les autres fois, Maman émis un «hum» calme et tout doux. Elle aussi était heureuse de «revoir» son ami.

C’est alors que je m’entendis dire à haute voix: «Maman, c’est André! Tu es chanceuse qu’il soit là à tes côtés. Tu peux lui faire confiance, il saura bien te guider. Mais pour l’instant, tu ne peux le suivre, car il te reste encore quelques petites choses à libérer et à pardonner, ce qui alourdit ton énergie. Je vais t’aider et au moment opportun, André sera de retour. Il sera là pour toi». Je vis notre «beau jeune homme» sourire à ces paroles et en quelques secondes, il était disparu. À nouveau, la chambre fut plongée dans l’obscurité.

J’aurai l’occasion de raconter le départ de notre ami André dans un prochain chapitre, mais pour le moment, revenons à Maman, si vous le voulez bien.

J’étais toujours à son chevet, et bien que Maman ait donné l’impression de s’être réveillée suite à la présence de son ami André, elle n’avait pas bougé. Elle dormait d’un sommeil profond et tout était calme autour de nous.

Les yeux fermés, je me remis donc dans un état de prière et de méditation, jusqu’à ce que j’entende une voix féminine,  à la fois douce et surprise,  m’appeler: «JOHANNE LAZURE… mais que fais-tu là?». Je ne fus pas longue à ouvrir les yeux et à constater la présence d’une femme (vivante cette fois-ci – hihihi!) au pied du lit, les yeux grand ouverts et me regardant comme si j’étais une apparition! «Chantal, c’est bien toi», répondis-je à mon tour, aussi surprise qu’elle. Je reconnus alors cette dame qui venait régulièrement aux méditations que je présentais les mardis soirs au second étage de la boutique à Laval dont j’ai été copropriétaire pendant plus de neuf ans. Comme j’avais choisi de suivre un autre chemin trois années auparavant, nous nous n’étions pas vues depuis.

«C’est ma mère, et je suis à ses côté pour l’accompagner et l’aider à faire sa transition».

À mon tour, je lui demandai ce qu’elle faisait là. «Je suis l’infirmière de madame Cardinal, c’est moi qui s’occupe d’elle depuis quelques jours. Et comme mon quart de travail se termine maintenant, j’ai choisi de venir lui dire un au revoir.» Bien entendu, elle ne pouvait pas savoir que madame Aline Cardinal était ma mère puisque je porte le nom de famille de mon père, Raymond Lazure.

Par son regard, elle me signala que c’était une question de temps avant que Maman nous quitte. Chantal s’approcha doucement de son oreille gauche, et lui murmura: «Madame Cardinal, c’est Chantal, et je suis venue vous saluer avant de retourner à la maison chez moi. J’ai été très heureuse de prendre soin de vous et je vous souhaite un beau voyage. Vous êtes entre bonnes mains».

Après avoir remercié cette si gentille infirmière, je retournai aux côté de Maman qui était demeurée dans le même état. Je la voyais flotter autour de son corps, elle était touchée qu’on lui ait témoigné autant d’attention et de douceur.

Il était maintenant 3 heures du matin et j’étais fourbue. Ouf, quelle journée ce fut, et elle n’était pas terminée! Je choisis alors de prendre congé. L’état de Maman était stable, elle était plongée dans un semi-coma et moi, j’avais besoin de dormir quelques heures pour récupérer. La journée suivante s’annonçait exigeante, je devais me reposer afin d’être à la hauteur des évènements à venir.

J’annonçai aux infirmières du poste de travail que je m’éclipsais pour quelques heures, que l’on pouvait me rejoindre en cas d’urgence, et que j’allais revenir plus tard au cours de l’avant-midi.

Demeurant seulement à quelques minutes du centre hospitalier, quinze minutes après, j’étais déjà allongée dans mon lit, prête pour quelques heures de repos.

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